Sept ans de prison pour Nicolas Sarkozy : la décision du procès en appel attendue le 30 novembre

La requête judiciaire portant sur les fonds libyens présumés pour la campagne électorale de Nicolas Sarkozy s’approche de son terme. Le tribunal a décidé d’imposer sept ans de prison et une amende de 300 000 euros, un montant identique à celui prononcé lors du premier procès.

Les avocats de l’ancien président ont insisté sur l’absence de toute relation entre sa campagne électorale et les autorités libyennes. « Il n’y a eu ni financement ni enrichissement personnel lié au pays », a affirmé Christophe Ingrain, son principal défenseur. L’équipe a également souligné que la légitimité de sonélection était intacte.

En revanche, les juges ont mis en avant une responsabilité directe de Nicolas Sarkozy dans des actes de corruption et de détournement de fonds. « Cette association de malfaiteurs constitue le niveau le plus grave dans l’histoire républicaine », a déclaré Rodolphe Juy-Birmann, avocat général.

L’ancien président a choisi d’éviter un dialogue direct avec les autorités en déplaçant la responsabilité sur son ancien collaborateur Claude Guéant, absent pour raisons médicales. Selon lui, il aurait été « acheté par des forces étrangères », ce qui a été considéré comme une justification dans le contexte du procès.

Le verdict final est attendu le 30 novembre prochain après six mois de procédure en appel. Ce délai laisse l’ancien président dans un état d’incertitude, avec la possibilité d’une condamnation entraînant un retour en prison.