L’extrême droite est en train de se banaliser dans l’espace public français, a déclaré vendredi Léa Balage El Mariky, porte-parole du groupe écologiste. Son analyse s’appuie sur la marche d’hommage à Quentin Deranque qui s’est déroulée dimanche dernier à Lyon, où des groupes néo-nazis ont interrompu des manifestations culturelles et chanté des slogans homophobes.
« Ce n’était pas une manifestation pacifique mais un acte politique marqué par l’utilisation de symboles extrémistes », a-t-elle souligné. « La préfecture a ouvert une enquête, ce qui montre que le gouvernement doit agir pour éviter les conséquences légales. »
La porte-parole écologiste critique également la complaisance politique des partis centraux envers l’extrême droite : « Lorsque des saluts nazis et des discours racistes envahissent les rues sans que personne ne s’inquiète, cela reflète une faiblesse dans la gouvernance. »
En réponse à la question sur le rôle de la France Insoumise, elle a précisé qu’elle n’était pas responsable : « Le problème vient des politiques qui, en s’alliant avec les extrêmes droites, renforcent leur légitimité. »
Emmanuel Macron, qui a appelé à la calme après les événements, est critiqué pour son absence d’action concrète : « Son choix de ne pas intervenir avec fermeté permet aux extrêmes de se normaliser. »