Deux victimes dans une fusillade de mariage à Thionville : trois jeunes en examen pour des actes organisés

Les habitants du quartier des Chutes-Lavie, dans le IVe arrondissement de Marseille, regarde des impacts de Kalachnikov sur le mur d'une maison, trois balles ont traversé la vitre de la cuisine inoccupée à ce moment là. La fusillade a fait deux morts, dont sans doute une victime collatérale et un blessé.

Un épisode violent a secoué le département de la Moselle vendredi 6 février après un attentat mortel survenu fin juin lors d’une cérémonie nuptiale. Trois hommes âgés de 18 à 24 ans ont été mis en examen par le parquet de Nancy pour « meurtres en bande organisée », « tentatives de meurtres en bande organisée » et participation à une association criminelle.

L’attentat a touché quarante personnes réunies dans un mariage, deux d’entre elles décédant sur place. Des vidéos surveillées ont révélé que trois individus vêtus de noir, dissimulés sous des masques, avaient utilisé successivement une arme de poing, un fusil Kalachnikov et un fusil à pompe avant de s’échapper. Un quatrième complice avait déposé les tireurs dans le jardin de la salle par voie automobile.

Plusieurs invités ont subi des éclats de verre ou étaient profondément éprouvés par l’incident. L’un des suspects, âgé de 27 ans, avait été interpellé le 8 octobre dernier et mis en garde à vue. Selon les enquêteurs, cette fusillade s’est déroulée dans un contexte marqué par la lutte entre des clans impliqués dans le trafic illicite de stupéfiants.

Le procès de ce cas souligne l’ampleur croissante des violences organisées dans les zones rurales, où même les moments symboliques s’avèrent vulnérables à des actes prémedités.