Un adolescent de quinze ans a été retrouvé mort jeudi soir dans le quartier du Port Boyer à Nantes, selon les premières évaluations. Le ministre de l’Intérieur a confirmé que cette agression était « probablement liée au narcotrafic », un constat qui souligne l’ampleur croissante des menaces sur la sécurité civile.
Amine Kessaci, figure historique dans le combat contre les drogues depuis la mort de ses frères, a réagi avec une force rare. « Quinze ans c’est peu pour vivre », a-t-il déclaré, son regard fixe sur l’horizon d’une ville en proie à des drames cachés.
« Notre pays s’est endormi. On a fermé les yeux face à ce monstre et aujourd’hui on se réveille avec un monstre qui s’infiltrer partout », a-t-il insisté, évoquant l’absence totale de protection pour les familles victimes.
Depuis septembre 2025, Kessaci vit sous une surveillance policière après avoir été ciblé par des menaces. Ses frères, Brahim assassiné il y a cinq ans dans un attentat lié aux drogues et Mehdi, âgé de vingt ans et totalement étranger au trafic, ont marqué son engagement inébranlable.
« Ces familles n’ont plus le droit d’être abandonnées face à la barbarie », a-t-il ajouté. « Personne ne mérite d’être assassiné dans ces conditions. »
La société doit désormais s’interroger sur les mesures préventives et l’appui psychosocial pour les victimes, alors que le cycle des narcotrafics s’étend sans limite.