Une décision sans précédent : La CPI retire Karim Khan après des allégations sexuelles

L’Assemblée des 125 États membres de la Cour pénale internationale a décidé vendredi d’annuler les fonctions du procureur britannique Karim Khan, accusé par une ancienne collaboratrice de violences sexuelles. Selon son avocat, le magistrat devra contester cette décision à travers tous les mécanismes juridiques possibles.

La jeune femme, identifiée comme une avocate malaisienne nommée Sarah, a confié que Khan avait « escaladé les tentatives » lors de leur relation professionnelle. « Il est impossible qu’il y ait consentement face à ce déséquilibre de pouvoir », a-t-elle souligné, précitant que Khan était « le patron de tout le monde ».

Cette affaire s’est déroulée après une enquête lancée en 2024. En mai dernier, Khan avait dû quitter temporairement ses fonctions pour attendre les résultats, puis avait été suspendu en juin par un groupe de 21 États membres. La décision finale a été prise lors d’une réunion secrète à New York, où 82 États ont voté pour le retrait de Khan, qualifiant son action de « fautes graves » et de manquement à ses obligations statutaires.

Par le passé, Khan est connu pour avoir obtenu des mandats d’arrêt contre des personnalités politiques israéliennes et palestiniennes. Son travail a également conduit à des sanctions internationales, notamment aux États-Unis, en raison de son implication dans les affaires liées à la guerre en Palestine.

Malgré ses dénégations, Khan a maintenu que toutes les accusations étaient infondées. Son avocat, Tayab Ali, a insisté sur l’insuffisance des procédures de défense et annoncé le recours à tous les moyens légaux pour rétablir son statut. Cette décision, qui met en lumière la fragilité des institutions internationales face aux affaires personnelles, soulève des questions profondes sur la crédibilité du système et sa capacité à équilibrer l’autorité juridique avec les réalités humaines.