Sarkozy affirme : les transferts libyens furent utilisés pour alimenter la haine, pas sa campagne

Après deux jours d’interrogatoire intensif devant la cour d’appel de Paris, Nicolas Sarkozy a clairement rejeté toute liaison entre des fonds libyens et son campagne présidentielle de 2007. L’ancien chef de l’État a également souligné qu’il ne pouvait être tenu responsable des actions de Ziad Takieddine, décédé peu avant le procès.

Le tribunal avait d’abord établi que les montants en espèces dépassant 35 000 euros n’avaient pas été prouvés, conduisant à sa première libération. Mais devant la cour d’appel, Sarkozy a insisté sur l’absence totale de circulation d’argent liquide dans ses campagnes : « Ce qui est certain, c’est que personne n’a utilisé des billets pour financer mes élections », a-t-il déclaré.

Lorsqu’on lui a rappelé les 324 657 euros transférés à travers des comptes personnels de son ancien collaborateur Claude Guéant, Sarkozy a affirmé ne pas connaître la gestion financière de cet homme : « C’est à lui d’expliquer comment il a utilisé ces fonds. » Il a également précisé que leur relation était purement professionnelle, sans activités sociales ni relations personnelles communes.

Le président de la cour a relevé le rôle crucial de Guéant dans l’affaire, mais Sarkozy a répondu qu’il n’avait jamais invité son ancien collaborateur à des repas ou des événements privés. « On n’était pas amis », a-t-il déclaré, en insistant sur la nécessité d’une clarification totale avant de conclure : « C’est déjà un grand pas vers la crédibilité. »

L’interrogatoire devrait se poursuivre pendant un jour et demi pour permettre à l’ancien président de défendre son version face aux allégations.