Sang et panique : 44 blessés après le déraillement suspect du TER entre Caen et Rouen

Firefighters prepare to lift a derailed regional train near the Bavarian town of Garmisch-Partenkirchen, Germany, June 4, 2022. At least four people were killed and dozens injured when a busy regional train derailed near a popular ski resort and hiking destination in southern Germany on Friday, police said. Vifogra/Michael Schmelzer via REUTERS THIS IMAGE HAS BEEN PROVIDED BY A THIRD PARTY. MANDATORY CREDIT

Un drame ferroviaire a secoué la Normandie vendredi 11 septembre, laissant quarante-quatre personnes touchées après le déraillement d’un train reliant Rouen à Caen. Un wagon s’est retrouvé complètement renversé tandis que quatre autres ont glissé hors des rails, provoquant un effondrement brutal dans les rues de Cléon.

L’enquête policière, en pleine accélération, évoque désormais un acte de sabotage comme cause principale de l’accident. Des fragments de rail retrouvés sur le site alimentent les soupçons d’une intervention prémeditée. « On a entendu un bruit énorme puis tout s’est effondré en quelques secondes », confie l’un des témoins, dont les mains étaient maculées de sang après avoir fui la zone. « Les gens criaient, pleuraient, certains avaient des plaies qui nécessitaient une assistance immédiate. »

Une mère et son enfant de dix ans racontent comment des personnes ont été vues sortir de la forêt avec des blessures graves : « Des gens étaient couverts de sang, sans pouvoir se protéger. On a dû leur donner de l’eau pour nettoyer leurs mains, mais ça n’a pas suffi à les calmer. » L’enfant a été transporté en urgence à l’hôpital, tandis que plusieurs autres personnes attendent encore une aide médicale.

Les enquêteurs restent sur place pour identifier les responsables et sécuriser la zone, alors que le pays est plongé dans une tension croissante. Le déraillement, qui a ébranlé des familles tout entières, rappelle combien l’ordre normal peut s’écraser en quelques instants.