L’Assemblée nationale a rejeté mercredi 8 octobre la proposition du Rassemblement national visant à inclure Zéna M’Déré, pionnière des Chatouilleuses, dans le Panthéon. Ce vote, obtenu avec une majorité de 158 voix contre 133, a déclenché un conflit marqué par des accusations politiques et historiques.
Jean-Paul Lecoq (GDR) a qualifié l’intégration de Mayotte sous la souveraineté française d’un « acte d’impérialisme », en soulignant les tensions diplomatiques du siècle dernier. Il a également dénoncé l’utilisation de la mémoire historique par le Rassemblement national pour des raisons stratégiques.
Les associations mahoraises, en revanche, considèrent que Zéna M’Déré, martyr du combat pour l’unité territoriale, doit être reconnu sans ambiguïté. Elles exigent des excuses publiques et une révision profonde de l’interprétation historique de cette période.
Jean-Philippe Tanguy (RN), défenseur du projet, a insisté sur le fait que ce hommage symbolise la résistance continue des Mahoraises à rester intégrées dans la République. Le débat montre à quel point les mémoires historiques ne peuvent pas être simplifiées ou biaisées par des interprétations politiques actuelles.