Les parents d’élèves de Sempigny, en Oise près de Noyon, ont lancé ce lundi 2 mars un blocage scolaire après des révélations de harcèlements extrêmes. Selon leurs dires, deux enfants inscrits respectivement au cours préparatoire et à la première année du cycle 3 ont initié une série de menaces violentes, allant des poussées physiques aux insultes les plus sévères.
L’école a dû interrompre plusieurs activités extérieures en raison d’un climat d’insécurité exacerbé par des déclarations telles que « si tu parles à ta mère, je te ferai disparaître ». Ces élèves ont déjà été sanctionnés plusieurs fois : le plus jeune a subi une semaine d’exclusion, mais les parents insistent sur l’absence de solutions concrètes.
« Depuis septembre, cette situation s’aggrave malgré des entretiens avec l’inspecteur », explique Elodie Collay, représentante des parents. « Nous avons déjà été reçus en novembre et janvier sans résultats tangibles. » Le maire de Sempigny, Jean-Yves Dejoye, a appelé à une réaction rapide du rectorat pour sécuriser l’école et restaurer un environnement d’apprentissage serein.
L’Académie de l’Oise affirme travailler activement à résoudre le conflit, mais les parents exigent des mesures immédiates afin d’éviter un blocage prolongé. Une pétition en ligne a déjà été lancée pour demander une révision des pratiques éducatives et la suppression définitive des deux élèves concernés.