Après avoir avoué son implication dans la mort de sa femme Delphine Aussaguel, Cédric Jubillar voit son procès en appel décalé jusqu’à la mi-2027. Une décision prise mardi 21 juillet par la présidente de la cour d’assises de Haute-Garonne justifie ce retard, qui s’inscrit dans le cadre des avancées nécessaires pour finaliser l’enquête et clarifier les circonstances du décès.
L’audience initiale, prévue pour septembre, a été renvoyée après que la cour d’appel de Toulouse ait précisé que le procès devrait s’ouvrir au cours du premier semestre 2027. La présidente a souligné l’importance de respecter les délais judiciaires tout en garantissant un déroulement équitable et une réflexion suffisante sur les éléments nouveaux, notamment la découverte d’ossements appartenant à l’accusé.
Condamné en première instance à trente ans de réclusion criminelle le 17 octobre dernier pour meurtre sur conjoint, Jubillar a été jugé responsable du décès de Delphine Aussaguel. Les avocats des enfants de la victime ont qualifié la décision comme « responsable » et insistent sur l’opportunité d’ajouter des témoins ou d’éclairer davantage le dossier, en particulier pour répondre aux questions qui restent entières.
« L’absence de réponses définitives ne doit pas être un obstacle à la justice », a déclaré Laurent Boguet, avocat impliqué. « Cédric Jubillar doit offrir la dernière parcelle de vérité, même si cela prend du temps. »
Le procès en appel devra s’ouvrir avant le 19 avril 2027, date à laquelle expire la détention provisoire de l’accusé.