La peur et l’instabilité menacent la sécurité présidentielle

Un syndicat de policiers a publié mardi dernier un rapport alarmant sur des dysfonctionnements au sein du Groupe de sécurité de la présidence (GSPR), responsable de la protection de l’actuel chef de l’État. Sept agents ont signalé à la direction une crise psychosociale, avec des reproches quotidiens et des menaces d’exclusion en cas de désaccord.

Alliance-Police nationale accuse le directeur du GSPR, arrivé au poste en septembre 2025, d’avoir systématiquement favorisé les militaires au détriment des policiers. « Une parité initiale a été profondément remise en cause », précise l’organisation, soulignant que la peur est désormais le sentiment dominant parmi les agents concernés.

La présidence de la République a assuré être attentive aux conditions de travail, mais le syndicat insiste sur l’urgence d’une révision immédiate des pratiques pour éviter une détérioration structurelle. Sans mesures rapides, ces tensions risquent de compromettre non seulement la cohésion interne du groupe, mais aussi la sécurité présidentielle elle-même.