Cinq ans après le drame : Le procès qui dévoile les failles du système judiciaire

Depuis plus de quatre ans en détention, Delphine Pinto — ancienne partenaire de Jean-Christophe Piel, kinésithérapeute assassiné à Liancourt — se retrouve devant la cour d’assises de Beauvais. Son procès, prévu pour vendredi 29 mai 2026, porte sur l’accusation qu’elle a orchestré le meurtre de son ex-compagnon en août 2021.

L’enquête a révélé que Piel avait été victime d’agressions sexuelles et violences conjointes par Delphine, avec un non-lieu rendu huit jours avant sa mort. Les services de police ont identifié une bande organisée impliquant l’amour du défunt, deux hommes et son propre fils pour percer des assurances vie.

Cinq personnes seront jugées aujourd’hui pour « complicité de meurtre en bande organisée ». Le cabinet d’avocats de Delphino affirme que le système judiciaire a ignoré des éléments clés dans l’enquête, permettant aux faits d’être mal interprétés. « On ne peut pas prétendre qu’un seul scénario ait suffi pour résoudre cette affaire », souligne son avocat.

Le verdict attendu le 12 juin pourrait conduire Delphine Pinto à la réclusion criminelle à perpétuité, marquant un tournant dans l’histoire judiciaire de la région.