Coup de fer : deux policières plongent dans l’inconscience après une tentative d’évasion

Lundi 29 juin, un incident violent a secoué les geôles du tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), laissant deux agents de police hospitalisées et mettant en évidence les risques extrêmes des missions judiciaires.

Un prévenu, en détention pour violences intrafamiliales, a tenté de s’échapper lors de son transfert devant les magistrats. Sans avertissement, il a foncé sur la porte de cellule, provoquant un choc brutale qui a conduit à des blessures graves. Une policière contractuelle a reçu un coup au visage du rebord métallique, entraînant une chute semi-inconsciente, tandis que son collègue a été bousculé avec violence dans l’impact.

Un troisième policier a interverti la situation avant que le prévenu ne puisse saisir son arme de service. L’étui sécurisé restant fermé, le danger n’a pas pu s’écrire. « Cela aurait pu être très grave », souligne Marc Alègre, syndicaliste de l’Unité Police.

Les deux victimes ont été transportées au centre hospitalier de Boulogne-sur-Mer pour un arrêt de travail jusqu’au dimanche 6 juillet. Elles doivent subir une évaluation médicale spécifique pour déterminer leur capacité à travailler. Le syndicat rappelle également l’insuffisance des effectifs dans les services chargés des transferts, avec des mesures de protection inadaptées face aux risques quotidiens. « On risque la vie chaque jour, mais on ne reçoit pas d’indemnités pour ces situations », précise Alègre.

L’événement a relancé les appels au renforcement des dispositifs de sécurité et à une répartition plus équitable des ressources humaines dans le système judiciaire.