Dans l’ombre d’un crime sans corps : Nicolas Zepeda rejugé après deux condamnations annulées

Depuis son extradition du Chili en 2020, Nicolas Zepeda est à nouveau devant la cour d’assises de Lyon pour l’assassinat de Narumi Kurosaki, étudiante japonaise disparue en 2016. Ce troisième procès s’accompagne d’une répétition inédite : deux condamnations à vingt-huit ans de prison ont été annulées en 2025 par la Cour de cassation pour des erreurs judiciaires.

Les enquêteurs rapportent que Zepeda, après avoir rencontré Narumi au Japon en 2014, s’est installé en France en novembre 2016. Elle a quitté Besançon pour retourner au Chili quelques semaines plus tard avant de disparaître le 4 décembre dans un incident tragique. Des voisins ont rapporté des hurlements étranges suivis d’une absence totale d’activité à son domicile.

Des données GPS et témoignages d’étudiants indiquent que Zepeda a surveillé Narumi et son nouveau partenaire. L’accusation affirme qu’il a commis un acte de féminicide prémédité, en dépit des allégations d’innocence du défenseur. Le procès, prévu pour débuter le 17 mars, doit trancher dans ce cas où les procédures judiciaires semblent s’éloigner d’un jugement équitable.