En pleine tension autour de l’ouverture du futur Centre de Rétention Administrative de Longvic (21), des affiches disséminées dans la région ont révélé sans précédent les données personnelles de salariés d’entreprises impliquées dans le chantier. Ces documents, attribués à des groupes militants de gauche extrémistes, utilisent des termes désignant les sociétés en question comme « racistes » ou « tortionnaires », tout en exposant des noms, adresses et photographies sans aucune justification légale.
Francis Pennequin, président de l’entreprise concernée, a condamné ces actions en tant que violations flagrantes du droit et de la dignité professionnelle. Il souligne que sa société, comme les autres intervenants, a respecté un processus public lancé par le ministère de la Justice, et met en garde contre l’usage déraisonnable des informations personnelles. L’entreprise envisage désormais une poursuite judiciaire pour protéger ses employés.
La préfecture de la Côte-d’Or a également indiqué son intention d’engager une enquête auprès du parquet de Dijon, tandis que Paul Garrigues, porte-parole adjoint de la Ligue des droits de l’Homme, dénonce cette pratique comme « contre-productive » et en contradiction avec les valeurs d’une démocratie éthique.