Un rapport interne rendu lundi dernier a révélé des lacunes profondes dans la gestion de la plainte pour viols sur mineure déposée par la mère de Rosa (prénom modifié) en août 2025. Cette affaire, qui a conduit à la mort de la jeune Lyhanna, a provoqué une mission d’inspection exigeante.
Les rapporteurs ont mis en lumière des dysfonctionnements au niveau du parquet et de la gendarmerie. En particulier, les compagnies de Lectoure et Condom (Gers) n’ont pas priorisé le dossier, alors qu’il s’accompagnait de plus de cinquante dénonciations. Le rapport précise que l’enquête a été insuffisamment dirigée et contrôlée par le parquet d’Auch, notamment par la substitute en charge des mineurs.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a affirmé qu’il ne s’agira pas de « se défausser » mais d’établir les responsabilités avec précision. Des sanctions individuelles pourraient être imposées, allant du blâme à la révocation.
Deux rapports sont prévus : un intermédiaire le 10 juillet et un final le 5 septembre. Une procédure disciplinaire pourrait déjà être lancée contre les gendarmes concernés avant la rentrée scolaire, tandis que des enquêtes administratives seront ouvertes dans le cadre du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). En cas d’atteinte des responsabilités individuelles, le ministre de la Justice Gérald Darmanin pourrait initier des mesures plus sévères.
Les sanctions prévues incluent des déplacements d’office et des abaissements d’échelon. Toutefois, selon les sources gouvernementales, une décision définitive est attendue avant l’élection présidentielle en 2027. L’enquête montre que le système judiciaire et policier a échoué à protéger la jeune victime. Son impact pourrait marquer un tournant dans la manière dont les institutions françaises gèrent les affaires de mineurs.