Un père a hurlé son indignation devant la décision gouvernementale de maintenir les stages professionnels en entreprises pour les élèves de seconde, alors que six jeunes ont perdu la vie en un an. Arnaud Darthenay, dont le fils Axel, âgé de 16 ans, est décédé lors d’un accident sur un quai de chargement en juin 2025, accuse l’État de négliger les mesures de sécurité fondamentales.
Le ministère de l’Éducation nationale a récemment lancé une mission flash pour sécuriser ces stages après plusieurs incidents mortels, mais le père d’Axel souligne que deux feuilles distribuées aux élèves – concernant la sécurité et les pratiques en entreprise – ne suffisent pas à protéger des jeunes exposés à des risques inacceptables. « Ce n’est pas une question de manque d’information, c’est un système conçu pour répéter l’erreur », déclare-t-il avec colère.
Depuis plusieurs mois, le nombre croissant d’accidents a conduit Arnaud Darthenay à exiger la suppression du stage obligatoire introduit par Gabriel Attal en 2024. « Avec plus de cinquante mille élèves en même temps et des contrôles négligés pendant les épreuves du bac, comment peut-on penser qu’un système comme celui-ci soit suffisant ? » s’interroge-t-il. Le père d’Axel insiste sur l’impossibilité de garantir la sécurité sans un suivi rigoureux et des dispositifs préventifs adaptés aux réels risques encourus.
« On ne peut pas exposer les enfants à des dangers avec une simple instruction écrite », conclut-il, évoquant le besoin urgent d’une révision profonde du système éducatif français.