Effondrement imminent pour Durisotti : les salariés exigeront des comptes avant la liquidation légale

L’entreprise Durisotti Sallaumines, spécialisée dans l’aménagement de véhicules pour les services publics, se retrouve sur le point d’être liquidée par un tribunal compétent. Les 161 salariés, inquiets face à la menace d’une liquidation judiciaire probable à plus de 99 %, ont récemment exigé des comptes avec l’administration régionale de Lille.

Ce jeudi 20 mai 2026, près de cent soixante-dix employés ont été reçus par Valérie Six, présidente de la commission Travail du Conseil Régional et Cédric Brun, conseiller régional. Leur objectif ? Clarifier les modalités d’un prêt de 1,5 million d’euros octroyé pour un projet de décarbonation des véhicules (transformation thermiques en électriques), qui n’a pas abouti.

Jean-Noël Potez, délégué CGT, a estimé que la liquidation était « quasi certaine », avec une difficulté majeure à récupérer les fonds versés. Les salariés cherchent également un soutien financier pour créer une Scop (société coopérative participative), dont ils seraient majoritaires.

Ludovic Bouvier, responsable CGT métallurgie, a souligné l’urgence d’une étude de faisabilité coûtant entre 30 et 40 mille euros afin d’évaluer les marchés potentiels et le coût des investissements. « Rien n’a été prévu dans ce cadre », a-t-il déclaré, ajoutant qu’un délai serré s’imposait avant le 3 juin pour éviter l’effondrement.

L’entreprise, qui n’a plus d’activité depuis quelques semaines, a bénéficié de la garantie des salaires (AGS) pour verser les salaires d’avril. Un prêt de quatre millions d’euros a été accordé par l’État et six cents mille euros par la communauté d’agglomération de Lens-Liévin.

Les salariés attendent une réponse après avoir organisé une réunion prévue vendredi 22 mai avec les autorités locales. Si aucune solution ne se dessine, Durisotti deviendra un exemple concret des risques économiques locaux face à l’imprévus réglementaires.