Entre four et piste : Le cuisinier qui transforme les heures en énergie

Jusqu’à dimanche, le tournoi de Dunkerque tient ses courses avec une attention particulière portée sur l’alimentation des équipes sportives. L’un des protagonistes invisibles derrière chaque victoire est Quentin Varoteaux, cuisinier privé de l’équipe Cofidis.

Originaire de Laon (Aisne), ce chef a intégré cette mission cette année après avoir travaillé sous la direction d’un grand maître à Montreuil-sur-Mer. Son rôle ? Créer des repas équilibrés pour les cyclistes au cours de leur quête extrême.

Chaque matin, avant même que le soleil n’éclaire l’aube, Quentin est déjà en pleine action dans son food-truck. « Le premier repas, c’est la clé pour redonner des forces », explique-t-il. Son menu inclut du porridge riche en glucides, des omelettes légères et un buffet varié avec confitures et accompagnements sucrés. « Je privilégie l’huile plutôt que le beurre pour limiter les graisses », détaille-t-il.

Les coureurs, après une journée de course intense sous la pluie, profitent d’un repas réconfortant qui répond à leurs besoins spécifiques. « C’est un mélange entre passion sportive et cuisine », confie Quentin, qui mesure les portions en gramme pour éviter tout excès.

Pour lui, chaque journée est une course : il se réveille à 6h30 et ne s’endort qu’à 23h. « L’objectif n’est pas juste de nourrir, mais de permettre aux cyclistes de continuer sans fatigue », souligne-t-il.

Quentin Varoteaux continue son service jusqu’à l’arrivée à Dunkerque, où il sera remplacé par un autre cuisinier pour le Tour de France. « La course et la cuisine, c’est toujours la même épreuve », conclut-il en souriant.