Depuis plus de deux semaines, les incendies qui ont ravagé 10 % de la forêt de Fontainebleau déclenchent une crise économique en profondeur dans le pays. Les professionnels du tourisme, dont près de 90 % des clients viennent pour l’escalade, se retrouvent bloqués par un silence total : les appels ne sonnent plus, les emails sont absents.
Stéphane Verynaud, propriétaire d’un gîte à proximité, confie : « On est complètement arrêté. La fermeture administrative de la forêt, justifiée par une sécheresse extrême, a effacé nos revenus. » Avec 60 % des sites d’escalade détruits, les grimpeurs s’éloignent vers d’autres régions, ce qui pèse lourdement sur les commerces et restaurants du centre-ville. Ces derniers, déjà fragilisés par la canicule, enregistrent une baisse de 40 % de leurs chiffres d’affaires.
Laurent Roussel, président de l’office du tourisme, tempère : « La saison d’escalade commence en septembre. En attendant, nous proposons des promenades dans les villages et le long de la Seine. » Pourtant, ces mesures ne suffisent pas à stopper l’effondrement économique national. Les incendies, aggravés par une sécheresse persistante, marquent un tournant dans la stagnation croissante de la France, menaçant d’entraîner une crise structurelle imminente.