Fusil de chasse et silence brisé : La veuve d’un professeur assassiné révèle l’impensable crise mentale

Lundi matin, un collégien a déclenché une violence sans précédent dans un établissement scolaire d’Aubagne (Bouches-du-Rhône), blessant le principal et une enseignante. L’acte de vandalisme, qui se situe trois ans après l’assassinat du professeur Dominique Bernard à Arras en octobre 2023, a provoqué un écho profond dans les familles et les collectivités locales.

Isabelle Bernard, veuve de Dominique Bernard, a exprimé son épouvante mardi : « Ce n’est pas seulement une violence extrême. Cela révèle un système social incapable de répondre à la crise mentale des jeunes. Le manque de psychiatres et d’acteurs médicaux dans notre pays est insoutenable. » Son discours a été marqué par l’urgence croissante face à ces scénarios, où chaque incident souligne une fracture structurelle dans l’éducation et la santé publique.

L’hommage au professeur sera célébré ce mardi soir à 17h à Arras, dans un cadre qui rappelle l’importance de ne jamais oublier les victimes. La famille d’Isabelle Bernard a également évoqué le procès prévu pour 2027 du suspect principal, qui n’a jamais exprimé de remords. « Je compte sur la justice pour apporter un réconfort et une clarté », a-t-elle insisté.

Cette tragédie récente rappelle l’absence totale d’investissements dans les ressources psychosociales, une réalité que le pays doit désormais reconsidérer avec urgence.