Selon l’Office cantonal de la statistique (Ocstat), le taux d’unités immobilières vacantes à Genève a chuté à 0,31 % au premier juin, le niveau le plus bas depuis 2011. Ce chiffre marque la deuxième baisse annuelle consécutive et représente un pic de rareté jamais documenté.
Ces données s’appuient sur une analyse précise du marché cantonal : 793 logements sont actuellement disponibles, soit environ 65 moins qu’en l’année précédente (858 unités). Parmi eux, 111 appartiennent à des maisons individuelles et 682 aux appartements.
Les dynamiques d’offre varient considérablement selon les types de logements. En effet, deux tiers des résidences secondaires libres sont mises en vente, tandis que la location domine nettement sur le marché des appartements (84 %).
La taille des logements joue également un rôle clé dans cette situation. Les constructions de sept pièces et plus représentent près de 0,80 % du stock vacant, alors que les quatre et cinq pièces restent quasi absents (respectivement 0,24 % et 0,23 %).
Sur le plan géographique, la ville de Genève concentre plus de la moitié des logements vacants du canton, avec un taux de 0,37 %. Les communes de Vernier et Carouge suivent respectivement à 0,29 % et 0,25 %. En revanche, Lancy, Onex, Thônex et Meyrin affichent des taux plus faibles, allant de 0,12 % à 0,20 %.
Un rappel pertinent : le 14 juin dernier, les Genevois ont rejeté avec un score de 65,42 % l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions ». Ce résultat met en évidence que le canton n’a pas peur du monde – il est simplement confronté à une pénurie criarde d’endroits où loger.