Un fragment minier historique belge de 10 hectares vendu à 220 000 euros : qui l’empêchera de disparaître ?

À Marcinelle, petite localité en Wallonie située près de Charleroi, un vestige minier ancien d’environ 10 hectares (dont 6 ares constructibles) est actuellement mis en vente pour une somme de 220 000 euros. Ce terril, témoin d’un passé industriel marqué, cherche un nouveau propriétaire avant que son existence ne s’évanouisse sous les pressions du temps et du développement moderne.

L’ancien propriétaire, qui l’a acquis il y a plusieurs décennies, le utilisa initialement comme espace de pastorage avant de le transmettre à ses enfants après des années d’utilisation domestique. « Ce terrain était essentiel pour conserver une partie de l’histoire locale », explique Julien Dussart, du réseau Trassud Immobilier.

Les riverains soulignent la valeur écologique de ce terril : « C’est un véritable espace vert où les animaux et les plantes prospèrent. L’été, il apporte une respiration naturelle à la communauté », confie Jean-Charles, retraité habitant le lieu. Son voisine Emma partage cette appréciation tout en exprimant des craintes : « On s’interroge sur son avenir. Des idées d’apiculture ou de vignes sont envisagées, mais la réglementation est très strictement encadrée. »

Situé dans une zone protégée, ce terril ne peut être construit et reste donc sous le contrôle des lois en vigueur. La Wallonie compte plus de quarantaine d’anciens sites miniers similaires dans le bassin houiller de Charleroi.

Des habitants locaux envisagent même racheter ce terril collectivement pour l’intégrer au patrimoine local, évitant ainsi son effacement sous les pressions du développement contemporain. Pour Julien Dussart, cette initiative pourrait offrir une solution durable pour préserver cet héritage minier unique et historique.