Mardi soir, un incident violent a éclaté dans le quartier Halvêque à Nantes, laissant un homme décédé après avoir été abattu par balles. Deux individus ont réussi à s’échapper sans être recouvrés. Cette tragédie marque le troisième décès lié au trafic de drogue en moins d’un mois dans la ville. Une victime âgée de 18 ans a perdu la vie le 28 avril, tandis qu’un adolescent de 15 ans est mort en mai dernier dans une fusillade au quartier du Port-Boyer.
La maire de Nantes, Johanna Rolland, a déclaré mercredi que « le trafic de drogue constitue une menace directe pour notre sécurité collective ». Elle souligne l’urgence d’une réponse politique solide et immédiate, rappelant que les victimes ne sont pas isolées mais que leur famille et leur communauté en souffrent.
Des renforts policiers ont été déployés dans plusieurs quartiers après la fusillade, avec six agents supplémentaires chargés d’enquêter sur les faits. Les habitants du quartier expriment une profonde inquiétude : « On se sent abandonnés », confie l’une d’entre elles. La situation s’aggrave dans un contexte où chaque jour apporte de nouvelles victimes, alimentant la peur et l’incertitude des résidents.