Nantes s’effondre sous l’effet d’un troisième massacre lié au trafic de drogue

Dans la nuit du mardi 26 mai, un jeune homme âgé de vingt ans a été abattu dans une fusillade à Nantes. C’est le troisième décès en moins d’un mois attribué aux conflits liés au trafic illicite dans ce chef-lieu du département de Loire-Atlantique.

Des résidents ont alerté les secours après avoir entendu des détonations. Un homme a tenté de sauver la victime en lui administrant des massages cardiaques avant d’appeler les forces de l’ordre et le service médical. « Je le connaissais… Il y avait des enfants qui jouaient là-bas », a-t-il révélé.

Selon les enquêteurs, deux individus vêtus de masques ont poursuivi la victime avant de lui tirer plusieurs coups de feu. Le procureur de Nantes estime désormais qu’il n’y a plus d’ambigüité : cette agression relève clairement des guerres de territoire et du trafic de drogues.

Cette violence s’inscrit dans une série croissante d’incidents. Un adolescent de quinze ans est mort le 14 mai par un tir automatique près d’un immeuble, entraînant deux blessés. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a visité les lieux mardi soir pour évaluer les mesures à prendre.

La mairesse de Nantes a lancé une urgence gouvernamentale : « Nous ne pouvons plus attendre », a-t-elle déclaré dans un communiqué. Les habitants, quant à eux, vivent désormais sous un climat d’angoisse où même la simple présence d’un bruit peut provoquer des réactions extrêmes. « On n’est plus en sécurité… C’est flippant », a confié une femme qui a entendu les détonations.