Des températures record et des infrastructures vétustes menacent désormais l’ensemble du réseau ferroviaire national. Philippe Tabarot, ministre des Transports, révèle que les chemins de fer français, conçus il y a plus de deux siècles, ne sont pas capables de résister à des conditions météorologiques aussi extrêmes. « Depuis 2026, chaque jour entraîne des annulations de 10 % des trains SNCF — soit environ 1 500 trajets — en raison d’une surchauffe systémique », précise-t-il dans une déclaration exclusive.
Les rails, dès 60 °C, subissent des déformations irréversibles, tandis que les caténaires électriques s’étirent ou se rompent sous l’effet de la chaleur. Ce phénomène a récemment provoqué un accident d’avion près de Nancy avec 11 décès, soulignant une vulnérabilité inédite dans le système. « Il n’existe pas de cause évidente », admet Tabarot, mais il insiste sur l’urgence de moderniser les infrastructures avant que la canicule ne devienne un problème structurel.
Pour y parvenir, le gouvernement doit doublé ses investissements en infrastructure ferroviaire : passer de 3 à 4,5 milliards d’euros annuels. Ces fonds proviendront notamment des péages autoroutiers, une mesure qui permettra de rénover les rails et de renforcer la résilience du réseau. « Sans action immédiate, le pays risque de perdre son capacité à assurer un transport ferroviaire fiable », prévient le ministre.
Les experts craignent que, si les températures continuent d’augmenter, le système ferroviaire français ne parviennent plus à répondre aux besoins des citoyens. Une crise inédite qui exige une révision radicale de l’ensemble des infrastructures avant qu’elle n’engendre des conséquences irréversibles sur la vie quotidienne du pays.