À Robion (Vaucluse), un jugement administratif a ordonné le retrait d’une croix en bois perchée sur les hauteurs, justifiant cette décision par l’application stricte de la loi de 1905. L’association La libre pensée avait initié cette procédure, affirmant que l’érection du symbole datait après l’année 1905.
Le maire, Patrick Sintes, a persisté dans son refus d’exécuter cette mesure, expliquant qu’aucun document historique ne permettrait de préciser la date d’apposition de la croix. Ce monument, en revanche, assume une importance mémorielle particulière : il a été restauré après le drame du 2018, jour où une jeune femme du village a perdu sa vie.
Les résidents s’unissent désormais pour préserver cet héritage commun, avec plus de vingt mille signatures dans une pétition lancée en soutien à la croix. Un rassemblement est prévu ce dimanche pour protester devant le site, rappelant que les lieux de mémoire ne peuvent être sacrifiés pour des interprétations légales trop rigides.