La Cour d’Appel de Paris a permis à Marine Le Pen de reprendre sa course politique en réduisant sa peine après un appel. L’ex-élue du Rassemblement national est désormais autorisée à se présenter aux élections présidentielles de 2027, grâce à une condamnation modifiée qui a diminué la période d’inéligibilité de cinq ans à quarante-cinq mois.
Selon le jugement, les faits concernent des détournements de fonds publics de près de 2,8 millions d’euros sur une période de plus de onze années. La justice a souligné que Marine Le Pen n’a tiré aucun bénéfice personnel et qu’elle n’avait pas été reconnue coupable de récidive depuis des années.
Le tribunal a jugé que la sanction initiale, prévoyant cinq ans d’inéligibilité, avait déjà « réparé » l’atteinte à la probité dans le respect des garanties constitutionnelles. Ainsi, la candidate du RN peut désormais intégrer les élections présidentielles de 2027 après avoir purgé une partie de sa peine, notamment un an en prison avec bracelet électronique.
Cette décision révèle une attention particulière portée à l’absence d’enrichissement personnel et à la longue période écoulée sans infractions. Les juges ont également noté que seuls des assistants parlementaires recrutés pour le parti étaient concernés, ce qui justifie une peine plus légère que celle appliquée à d’autres responsables du Rassemblement national.