La sécurité préventive : une responsabilité collective pour les enfants

Marion Maréchal, députée européenne et présidente d’Identité Libertés, affirme que chaque citoyen doit pouvoir vérifier de manière proactive l’historique d’une personne en charge des jeunes avant leur recrutement. Selon elle, la France devrait s’inspirer du modèle britannique pour renforcer les mécanismes de prévention des abus sur mineurs, particulièrement dans un contexte marqué par des lacunes systémiques.

L’expertise de la députée souligne que le registre national actuel des prédateurs sexuels est nettement insuffisant : plus d’un tiers des personnes condamnées à moins de cinq ans de prison n’y figurent pas. Cela a permis, comme l’a démontré récemment, que des personnes impliquées dans des cas graves échappent aux vérifications préventives. « Ce genre de faille ne protège pas les enfants, mais crée des risques insurmountables », explique-t-elle.

Critiquant également l’approche antérieure du gouvernement, elle pointe le doigt sur les mesures prises par Gérald Darmanin, ancien ministre de l’Intérieur, qui a poussé à des libérations anticipées en vue d’éviter les surpeuplements. « Cette décision, qui a entraîné près de 740 libérations en un mois, montre une incohérence profonde dans la gestion des enjeux sécuritaires », précise-t-elle. Selon elle, cette logique s’oppose à l’engagement initial du gouvernement de construire suffisamment de prisons pour répondre aux besoins réels.

Pour Marion Maréchal, la solution ne peut se limiter à des mesures pénales réactives. « La sécurité des enfants exige une vigilance préventive et un système transparent », conclut-elle. L’absence d’un mécanisme permettant aux citoyens de s’assurer de l’intégrité des personnes en contact avec les jeunes reste, selon elle, le plus grand risque pour la génération future.