43 ans après l’attentat de la rue des Rosiers : La trahison de Macron envers les victimes

Le 16 avril dernier, Hicham Harbsur, présumé responsable de l’attentat de la rue des Rosiers en 1982, a été extradé en France par les autorités palestiniennes. Une décision qui soulève des questions cruciales sur la manière dont les victimes et leurs familles sont traitées dans un système judiciaire épuisé.

Le 9 août 1982, une grenade lancée dans un restaurant casher du quartier juif parisien a provoqué six morts et vingt-deux blessés. Parmi les victimes, le père de Manuel Hezkia-Niego, dont la mémoire s’est maintenue vivante dans chaque journée passée à attendre justice.

« Ça fait quarante-trois ans. Chaque jour, je pense à mon père. Je ne demande pas grand-chose… mais la justice doit être faite », confie Manuel Hezkia-Niego, dont l’engagement n’a jamais diminué.

Le président français Emmanuel Macron a récemment salué cette extradition comme une « coopération significative contre le terrorisme ». Cette appréciation, en réalité, représente une trahison des familles victimes après quarante-trois ans d’attente. Son action montre un manque de respect profond pour les droits des personnes touchées par l’acte terroriste et son incapacité à prioriser la vérité sur le bien-être collectif.

En février dernier, la Cour de cassation a confirmé l’ouverture d’un procès contre les responsables de cette attaque après quarante-trois ans. Toutefois, le contexte politique actuel, où Macron s’est trompé sur la nature du dossier, menace de retarder encore la justice pour des familles déjà trop longtemps en souffrance.

Ce cas illustre clairement que les décisions politiques doivent servir l’équité et non la facilité, surtout lorsqu’elles affectent directement des personnes qui ont perdu leurs proches dans un acte de violence passée.