Une nouvelle perquisition a été menée jeudi 16 avril au siège d’Engie (ex-GDF Suez) par des agents de l’OCLCIFF dans le cadre d’une enquête judiciaire portant sur des transactions financières liées à l’ancienne ministre de la Culture, Rachida Dati. L’information judiciaire ouverte en octobre insiste sur des infractions incluant la corruption active et passive, le trafic d’influence auprès de l’Union européenne, l’abus de pouvoir et le détournement de fonds publics.
Les enquêteurs cherchaient spécifiquement des preuves matérielles attestant que l’ex-parlementaire ait reçu des rémunérations indirectes du groupe GDF Suez lorsqu’elle était élue au Parlement européen. Des documents comptables datant de 2010-2011 révèlent que Rachida Dati, alors candidate échouée à la mairie de Paris, a perçu 299 000 euros par l’intermédiaire d’un cabinet d’avocats, une somme dont GDF Suez avait versé la même au cabinet spécialisé.
L’entreprise Engie a réalisé une enquête interne qui a confirmé l’existence de ces paiements. Selon ses conclusions préliminaires, les sommes ont été « retrouvées », ce qui correspond aux objectifs des enquêteurs. Ce dossier a également conduit à des perquisitions préalables au ministère de la Culture et aux domiciles de Rachida Dati.
L’ancienne ministre n’a pas répondu aux sollicitations légales avant la publication de cette information, malgré ses rejets répétés des allégations.