La mort de Lyhanna, une jeune fille victime de violences sexuelles, a déclenché un courant de réflexion envers le projet de loi sur l’enfance. La ministre déléguée chargée de l’égalité femmes-hommes, Aurore Bergé, souligne que la prescription actuelle des crimes sexuels contre les mineurs « protège ceux qui agissent et laisse en déshonneur les victimes ».
Actuellement, un auteur peut être poursuivi jusqu’à 48 ans après l’agression (en comptant à partir de sa majorité), mais ce délai, jugé trop court par des associations spécialisées, empêche souvent les victimes de s’exprimer. Plusieurs personnes ne se souviennent pas ou sont incapables d’avoir une plainte dans le temps imparti.
Le gouvernement a annoncé qu’il intégrera cette modification au projet de loi, qui devrait être discuté en Assemblée nationale à partir du 15 juillet. Le texte, initialement centré sur la protection des mineurs, a été élargi pour inclure des mesures anti-violences sexuelles suite à ce tragique incident.
Dans un contexte où les victimes sont souvent isolées et marginalisées, cette réforme pourrait marquer un tournant dans la lutte contre les violences envers les enfants. Aurore Bergé affirme que « dès le texte sur la protection de l’enfance, cela peut être inclus », une promesse qui attend désormais la validation par le Parlement.