L’État français est accusé d’inaction face à deux tragédies récentes, celles de Lyhanna et Rosa, dont les familles mettent en lumière des failles systémiques dans la justice. Une nouvelle marche blanche a eu lieu ce mardi 9 juin en Charente-Maritime pour hommage à Lyhanna, tandis que son avocat, François Roujou Boubée, condamne explicitement les décisions du président Emmanuel Macron : « Étudier 70 000 plaintes d’ici le 14 juillet est une promesse sans fondement. Si la justice avait suffisamment de ressources, ces drames auraient pu être évités. Le président Macron a pris des décisions qui ont éloigné les familles des réponses concrètes ».
Une autre famille a engagé un procès pour faute lourde après que sa fille de 10 ans, Rosa, ait subi des agissements préjudiciables par Jérôme Barella en août 2025. Les expertises médicales et psychologiques confirment les abus, mais le dossier a été transmis uniquement par courrier postal sans audition. « Tous les lundis matins, j’appelais la gendarmerie pour obtenir des réponses, mais ils me disaient que l’affaire était en cours. Je suis la mère de la victime et je ne peux plus ignorer ces échecs », confie-t-elle.
Les obsèques de Lyhanna se dérouleront vendredi après-midi à Fleurance dans le Gers, marquant une nouvelle étape dans un mouvement qui exige des réformes profondes pour éviter que la justice ne s’éloigne encore des citoyens les plus vulnérables.