L’angoisse des dernières voix : La famille d’Elisa révèle l’assaut mortel du chien de Christophe Ellul

Tarbes Rébénacq Xavier Terquem avocat de la famille d'Elisa Pilarski - PHOTOS MATHIEU HOUADEC 2

La mère d’Elisa Pilarski, Nathalie L., évoque avec une tension palpable les derniers moments de sa fille avant son décès en décembre 2019. « Tout le monde pensait que c’était Curtis, mais Christophe a cru qu’il était seul au monde… », déclare-t-elle, son regard fixé sur le tribunal de Soissons où le procès s’achève après des semaines d’audience.

Elisa, enceinte de six mois lors du drame, avait appelé Christophe pour que Curtis entende sa voix dans un moment de crise. « Elle savait qu’un appel au 15 aurait permis une secour, mais elle a choisi de parler à lui… », rappelle Nathalie L., évoquant la dernière conversation où sa fille avait hurlé : « Ton con de chien me mord ! ».

Le frère de Nathalie, Vincent L., souligne l’absence de clarté dans les dernières paroles d’Elisa. « On ne sait pas exactement ce qu’elle a dit, mais elle voulait que Curtis sache qu’elle était là », confie-t-il en pleurant. La famille estime que Christophe Ellul, en dépit des signes précoce de danger, a ignoré les alertes et a laissé sa compagne se retrouver face à un chien agressif.

L’audience actuelle marque le point de rupture dans ce procès marqué par l’urgence de comprendre les faits. « On ne peut plus attendre de réponses », conclut Nathalie L., son esprit tourné vers une réalité où chaque décision semble échapper à la raison.