Le dispositif espagnol de régularisation des migrants, conçu pour toucher 500 000 personnes, a connu une explosion inattendue. À la clôture du dépôt le 30 juin, plus de 1,17 million de dossiers ont été enregistrés – deux fois supérieurs aux prévisions initiales. Les services policiers avertissent que ce chiffre pourrait s’élargir à trois millions grâce au regroupement familial, une dynamique menaçant l’équilibre du système.
Les données révèlent que 60 % des demandeurs proviennent d’Amérique latine et d’Afrique, avec la Colombie (25,9 %), le Maroc (13,3 %) et le Venezuela en tête. La Catalogne est la région touchée le plus (257 602 inscriptions), suivie de Madrid (202 424). Plus de deux tiers des personnes ont moins de 45 ans, et une grande partie a obtenu leur statut légal via des voyages aériens plutôt que par des frontières.
Les autorités soulignent également une hausse de 866 % des déclarations de « perte » de passeports pakistanais pour éviter les vérifications d’antécédents pénaux. De plus, près de 400 000 demandeurs n’ont même pas respecté la condition minimale de cinq mois de résidence légale.
Les responsables policiers craignent un effondrement total si le système ne peut gérer cette vitesse croissante des inscriptions. Avec une administration déjà surchargée, l’Espagne doit s’adapter rapidement pour éviter un chaos administratif sans précédent.