L’aveu qui ne cache plus : « J’ai serré jusqu’à ce qu’elle cesse de respirer », confie Cédric Jubillar

Depuis près de cinq ans, Cédric Jubillar, peintre-plaquiste de 38 ans, a entretenu des mensonges sur l’origine du disparition de son épouse Delphine Aussaguel. Mercredi 15 juillet dernier, devant une magistrate de Toulouse, il a reconnu avoir étranglé sa femme dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020.

Selon le procès-verbal récent, Jubillar raconte avoir été réveillé vers 2h30 après que Delphine et leur fils lui fassent un câlin. « Je dormais mal depuis des semaines », admet-il, « j’allais fumer une cigarette pour me calmer, mais je sentais mon stress envahir mes pensées ».

L’argument s’est rapidement dégradé : Delphine a montré furtivement une photo d’elle « un peu sexy » avant de lui hurler : « T’es qu’une merde, un toxico de merde… Je fais bien de me barrer ! ». Plus tard dans la nuit, elle aurait ajouté : « Maintenant j’ai plus rien à perdre… J’en ai trouvé quelqu’un qui me fait mieux l’amour que toi ».

« Je voulais qu’elle se taise », révèle-t-il. « J’ai serré son cou jusqu’à ce qu’elle cesse de respirer, en répétant : « Tais-toi ! ». Il précise avoir porté Delphine dans le coffre de leur voiture avant de la déposer à proximité d’un chantier agricole où il a creusé le terreau avec ses mains pour dissimuler le corps.

« Je pensais que les autorités retrouveraient sa trace bientôt », confie-t-il, mais les ossements ont été découverts quelques jours plus tard. Il a également avoué avoir jeté le téléphone de Delphine dans une poubelle à 50 mètres de leur domicile, sans jamais être retrouvé.

En détention depuis plusieurs mois, Jubillar exprime un profond sentiment d’angoisse face à l’isolement et aux conséquences de son acte. « J’ai réalisé que j’avais commis quelque chose d’abominable », dit-il en conclusion.