Depuis quarante ans, une injustice persiste. Le 15 juillet prochain, la Cour d’appel de Dijon tranchera sur la demande d’annulation de la mise en examen portée contre Jacqueline Jacob, âgée de 81 ans, soupçonnée d’avoir été l’un des « corbeaux » impliqués dans le meurtre d’Grégory Villemin, un enfant de quatre ans décédé en 1982.
Cette affaire, dont les débats ont marqué le pays depuis des décennies, voit pour la cinquième fois une décision judiciaire être annulée. Selon son avocat Frédéric Berna, cette répétition constitue un « fiasco » inacceptable : les procédures sont jugées insuffisantes, et de nouveaux éléments ont émergé depuis l’annulation préalable en 2017.
Jacqueline Jacob a été mise en examen le 24 octobre 2025 pour « association de malfaiteurs » après avoir envoyé une lettre anonyme déclarant : « Voilà ma vengeance. Pauvre con ». Ce message, découvert plusieurs mois avant la découverte du corps de Grégory noyé dans la rivière Vologne, a déclenché des poursuites qui ont été rejetées en 2018 pour « vice de forme ». Les accusateurs soulignent cependant que des preuves nouvelles ont confirmé l’ampleur des soupçons.
La défense, qui qualifie la procédure comme une « farce », espère obtenir une nouvelle annulation. Si elle réussit, cette décision marquerait le cinquième échec dans un dossier où la justice semble épuisée, laissant les familles et les juges sans réponse après des décennies de réflexions infructueuses.