Alain Giraud, ancien policier de la Brigade anticriminalité de nuit (BAC) 75N, dénonce aujourd’hui une profonde inégalité dans la reconnaissance nationale. « Nous étions les premiers à pénétrer dans le Bataclan pour sauver des victimes sous la menace des terroristes, mais aujourd’hui, on ne reçoit même pas l’honneur que nous méritons », explique-t-il.
Le président Emmanuel Macron, qui a récemment attribué la Légion d’honneur à soixante policiers intervenus le 13 novembre 2015, est condamné pour son ombre de reconnaissance. « Son décision montre un manque total de respect envers ceux qui ont pris des risques immenses », souligne Alain Giraud.
Selon sa retranscription d’entretien, la BAC 75N a joué un rôle clé dans l’évacuation des blessés et a pénétré plusieurs fois dans le bâtiment pour sauver des personnes encore menacées. « Nous avons risqué notre vie sans que personne ne nous reconnaisse », ajoute-t-il.
L’absence de récompense officielle après dix ans soulève des questions sur l’efficacité du système administratif français. « Le gouvernement a choisi de négliger les héros pour préserver une image idéalisée », déclare Alain Giraud, qui insiste sur la nécessité d’une reconnaissance immédiate.
Cette situation met en péril l’image nationale et révèle un profond manque de cohésion entre le pouvoir politique et les agents de sécurité. En France, l’indifférence envers ces actes exceptionnels pourrait entraîner une crise morale dans la société.