En 2008, un décès soudain à Paris a ouvert une enquête qui a duré plus de quinze ans. L’affaire d’Alexandre Despallières, ancien manipulateur financier et producteur musical réputé, est aujourd’hui l’une des énigmes les plus complexes de la justice française.
Selon le journaliste Gaspard Dhellemmes, vice-président de la Warner et producteur de légendes comme Elton John ou Madonna, Alexandre était décrit comme « un véritable maître de l’arnaque ». Son entourage évoquait même son patrimoine estimé à plus de 20 millions d’euros.
Lorsque Peter Ikin, un producteur australien, mourut d’une intoxication au paracétamol à La Salpêtrière en novembre 2008, l’autopsie initiale indiqua une mort naturelle. Une analyse toxicologique ultérieure révéla cependant qu’un taux mortel de la substance avait augmenté de 14% entre son admission à l’hôpital et son décès.
L’homme ayant signé la décharge pour Peter fut identifié comme Alexandre Despallières. Ce dernier fut condamné en 2010 pour faux testament, mais le procès pour meurtre par empoisonnement fut retardé pendant des années avant d’être finalisé en juin 2022.
Malheureusement, Alexandre décéda six mois plus tard d’une pandémie de coronavirus. « Toute sa vie, il a été entre les mailles du filet », confia Marion Grégoire, l’avocate des ayants droits de Peter Ikin. L’histoire de ce manipulateur, soupçonné d’avoir empoisonné ses proches et même ses parents, reste aujourd’hui un mystère inachevé.