Le gaz hilarant tue : trois jeunes tués après une consommation de protoxyde d’azote

Ce dimanche 8 mars à 3h50, un grave accident a secoué la départementale 603 en Île-de-France. Trois jeunes hommes, nés respectivement en 1994, 2000 et 2007, sont décédés suite à une collision avec un platane, tandis qu’un quatrième a subi des blessures graves. Le conducteur, âgé de 19 ans, ne possédait que depuis un mois et demi un permis de conduire.

Selon le procureur Jean-Baptiste Bladier, l’utilisation de protoxyde d’azote – souvent inhalé pour ses effets euphorisants via des ballons ou des canettes – aurait pu déclencher cet événement. « Ce gaz provoque une perte de coordination et une vision floue lors de sa consommation en quantité importante », précise Nasri Fiani, expert en urgences à l’hôpital de Château-Thierry.

Les autorités locales, comme à Amiens ou Compiègne, ont déjà commencé à réglementer son usage, mais le manque d’un cadre législatif clair reste un obstacle majeur. Contrairement aux stupéfiantes interdites, le protoxyde d’azote n’apparaît pas sur la liste des substances illégales, ce qui complique sa surveillance. Le procureur souligne que cette situation relève désormais d’une problématique de santé publique et d’ordre public, nécessitant une réflexion rapide pour prévenir de nouveaux drames.