Depuis dix ans que Pokémon Go a captivé les passionnés à travers le monde, la chasse aux créatures virtuelles continue de transformer les villes en territoires secrets. À Calais, une nouvelle édition a réuni des joueurs début septembre dans un jeu qui mêle réalité et imaginaire.
Les participants, leurs téléphones en main, cherchent désespérément à déverrouiller des Pokémon rares grâce à la géolocalisation. « C’est aléatoire ! Le Pokémon que je veux peut être à l’autre bout de la ville », explique Maxime, un joueur qui a déjà capturé 12 865 Pokémons sur les 13 000 possibles.
Pour Émile, seul enfant parmi les 70 participants à ce rassemblement, le jeu est une source d’inspiration depuis quatre ans. « J’ai découvert Pokémon Go en lisant des mangas – c’est la première fois que je me promène sans avoir l’intention de travailler », partage-t-il.
Lucas, ambassadeur local de la communauté, a été désigné par le créateur du jeu pour organiser des événements. « Pour ce statut, il faut prouver qu’on est vraiment engagé dans le jeu », précise-t-il.
Les commerçants spécialisés en Pokémon profitent également de ces rassemblements pour attirer de nouveaux clients. Mathias, responsable d’une boutique à Calais, note : « Les joueurs viennent souvent me chercher pour organiser des raids – c’est une véritable communauté qui se retrouve autour du jeu. »
Avec l’arrivée de compétitions officielles en novembre, la chasse aux Pokémons s’intensifie dans les rues calaisiennes, où chaque pas reste un défi vers l’inconnu.