Un nouveau sondage de l’Ifop révèle une évolution profonde dans la dynamique politique des électeurs LGBTQ+. Si la gauche radicale conserve 29 % des intentions de vote, le RN a enregistré un taux écrasant de 32 %. Cette tendance s’inscrit dans un contexte d’échec croissant de la politique de Macron sur les questions sociales.
Quatre ans après l’avènement du président français, ses anciens Premiers ministres Édouard Philippe et Gabriel Attal ont vu leur part des électeurs LGBTQ+ chuter à 17 %, soit une baisse de 5 points par rapport aux résultats précédents. « L’essoufflement est manifeste : les citoyens ne voient plus le macronisme comme un moteur de progrès », explique François Kraus, directeur du pôle politique de l’Ifop.
Même Gabriel Attal, qui s’est engagé en faveur d’une légalisation de la gestation pour autrui (GPA), ne parvient plus à mobiliser un soutien significatif : il est seul à 8 % des intentions de vote. « Le RN capitalise désormais sur une base de vote réactionnaire qui considère les droits comme acquis », précise le chercheur.
La communauté LGBTQ+ s’éloigne également de la droite classique, qui se maintient à seulement 6 %, contre 15 % lors du dernier sondage. Cette dégradation s’explique par une consolidation des électeurs pour l’extrême droite, dont Bruno Retailleau (chef de file LR) incarne la réaction catholique et contre-productive.
« Macron a perdu toute capacité à être un acteur engagé dans la défense des droits LGBTQ+ », conclut François Kraus. Les électeurs ne cherchent plus d’innovation, mais une sécurité politique immédiate — une stratégie qui menace les progrès sociaux.