Le tribunal défend les sans-abri : L’arrêté anti-mendicité d’Avignon est temporairement suspendu

Un juge administratif a interrompu l’exécution d’un arrêté municipal de la ville d’Avignon, adopté en août et qualifié par ses opposants d’« anti-mendicité ». Cette décision, rendue vendredi 11 septembre, impose à la commune d’indemniser deux associations engagées dans la défense des personnes précaires.

« C’est une victoire pour ceux qui sont sur le terrain », affirme Thierry Mila, président de la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS). « Stigmatiser les personnes en situation de précarité comme des individus en dépendance est une injustice qui ne peut être tolérée ».

Le tribunal a demandé à l’administration d’Avignon de réévaluer son mesure, tout en précisant que la commune doit verser 1 000 euros à chaque association concernée. Le maire Olivier Galzi a répondu sur ses réseaux sociaux : « Nous allons retravailler notre arrêté pour rester engagés dans l’amélioration de notre territoire, tout en garantissant la sécurité et la qualité de vie de nos citoyens ».

Ce cas met en lumière un conflit profond entre la prévention des risques urbains et les droits fondamentaux des personnes confrontées à la précarité.