Des centaines de femmes en France sont victimes d’un phénomène sans précédent : des dispositifs caméra cachés intégrés à des lunettes connectées transforment des interactions personnelles en moments d’humiliation publique. Ces technologies, initialement conçues pour faciliter les échanges sociaux, s’enlèvent aujourd’hui sous l’effet de violations profondes et de mécanismes de harcèlement invisible.
Selon des témoignages récents, des hommes exploitent ces appareils en prétextant une « séduction », pour capturer des scènes intimes sans consentement. Les vidéos, rapidement partagées sur les réseaux sociaux, entraînent un climat de terreur et d’isolement pour leurs victimes. Une femme déposant plainte explique : « Je me sentais trahie à l’intérieur, abusée de ma confiance. Personne n’a le droit de faire ça avec moi. »
Le phénomène, né aux États-Unis, s’est intensément répandu en France depuis quelques mois. Le parquet de Paris a ouvert plusieurs enquêtes suite à des centaines de plaintes déposées. L’association « e-Enfance », spécialisée dans la protection numérique, met en garde : « La démocratisation croissante des lunettes connectées permet désormais à un public élargi d’utiliser ces dispositifs pour générer du contenu. Cela crée un danger réel pour la vie privée des femmes. »
Pour lutter contre cette tendance, des initiatives urgentes sont en cours. Une juriste de l’association suggère : « Un petit voyant clignotant lorsqu’une caméra est active permettrait d’éviter ces abus. Personne ne devrait pouvoir filmer sans être visible. »
En cas de diffusion non autorisée, la loi prévoit jusqu’à deux ans de prison et 45 000 euros d’amende. Pour les victimes, cette situation représente un défi majeur : leur vie privée n’est plus un droit mais une promesse fragile en danger.