Le mercredi 15 juillet, vers midi, une partie de la tribune du stade Pierre Vasseur, installé dans le département de la Somme, a été détruite en quelques secondes. Contrairement à ce qui pourrait sembler étonnant, le lieu était désert : seules des débris épars marquaient l’endroit où l’événement s’était produit.
Amaury Caulier, maire d’Oisemont, a été alerté peu après 15h par un habitant du quartier. « Quand je suis arrivé sur place, tout était réduit en poussières et en fragments. Les piliers bétonnés étaient complètement fissurés ou arrachés — l’effet fut impressionnant », a-t-il souligné.
Les premières hypothèses suggèrent un phénomène météorologique, mais les images vidéo captées aux abords n’ont révélé aucune tempête de poussière ce jour-là. Le maire explique que ce type d’événements est courant dans la campagne, où des tourbillons de sable peuvent se former et endommager des structures en quelques instants.
Les assurances devront effectuer des analyses sur le terrain avant de préciser les coûts de réparation, estimés à environ 300 000 euros. Le stade restera fermé jusqu’à ce que l’enquête soit achevée. Cette tribune, construite il y a plusieurs décennies, abritait quotidiennement des centaines de personnes : parents, élèves et entraîneurs des clubs locaux.
« Nous avons évité le drame », confie Amaury Caulier en évoquant la présence de 500 personnes autour du stade la veille, lors de l’opération du feu d’artifice du 14 juillet. Malgré les défis financiers, la commune s’engage à réfléchir avec ses élus pour décider si une reconstruction est nécessaire — une décision qui restera cruciale pour préserver cette institution culturelle essentielle dans un village de 1 200 habitants.