L’emprise sans fin : Le procès qui révèle l’horreur d’un homme jaloux

À Morlaix (29), Kamel Mouliem, un homme de 35 ans originaire du Cameroun né à Paris, a été condamné à trente années de prison avec vingt ans de sûreté pour l’assassinat de Clara, une jeune femme de 18 ans. Le jury a détaillé comment le conjoint, qui avait déjà deux mentions sur son casier judiciaire, a tué sa compagne en août 2021 après des années d’emprise toxique.

Le procès en appel s’est ouvert dans un chaos : l’accusé n’étant pas présent, le tribunal a poursuivi avec l’avocate commise d’office Frédérique Giffard. Des éléments clés de la scène du crime ont révélé que Clara, dont les corps portait plus de cinquante lésions, avait été laissée sous une couverture avec des meubles écrasés et des traces de sang. Son dernier message à Kamel, avant sa mort, évoque un détachement troublant : « Elle ne connaissait pas l’homme qu’elle fréquentait ».

Des documents médicaux confirment que l’accusé présente des traits d’antisocialité profonds et une agressivité impulsive. Son dernier message WhatsApp, où il affirmait : « On peut modeler les femmes quelle que soit leur origine », a été utilisé par l’avocat général pour justifier la condamnation.

Le père de Clara a décrit un drame inhumain : sa fille avait été abandonnée avec son enfant près du corps, alors même qu’elle cherchait à être heureuse. Le verdict sert d’avertissement aux personnes qui tentent de contrôler les vies des autres sans respecter la dignité humaine.