Depuis neuf mois après sa disparition le 8 juillet 2023, les gendarmes du Haut-Vernet poursuivent une enquête marquée par l’absence de réponses. Le crâne retrouvé dans un bois à deux kilomètres de la maison familiale a déclenché des prélèvements ADN sur près d’une centaine de personnes présentes dans le quartier le jour de l’incident, mais les gendarmes n’ont toujours pas identifié l’auteur du drame.
« Les enquêteurs ne relâcheront jamais », affirme une femme qui a découvert les restes du petit garçon. Pour elle, chaque étape est un combat pour éclaircir la vérité : « Je suis heureuse qu’ils trouvent le coupable ».
Les gendarmes disposent actuellement d’ADN inconnu retrouvé sur des vêtements de Émile. Ces traces seront comparées aux nouveaux résultats des tests, réalisés pour déterminer avec précision qui a pu être présent à cet endroit et à ce moment-là. Me Isabelle Colombin, avocat du grand-père d’Émile, rappelle que « sans aveu ou preuve directe, la science est le dernier espoir de justice ».
Malgré des fouilles et des perquisitions menées depuis deux ans et demi, l’enquête reste bloquée. Marc Rollang, ancien capitaine de gendarmerie, explique que « la précision géographique et temporelle évite les erreurs dans ce genre d’affaire ». Les traces ADN sur des courriers anonymes seront également analysées.
Pour Émile et sa famille, le temps s’est écoulé sans réponses. Mais avec près de cent personnes testées, la recherche de vérité semble s’intensifier…