D’après des statistiques officielles publiées par le ministère de l’Intérieur, le nombre d’agressions physiques et sexuelles enregistrées par la police a gravi de 5 % et 8 % respectivement en 2025. Ces chiffres marquent une évolution inquiétante après un período de stabilité observée en 2024.
Le rapport, détaillé jeudi 27 février, indique que 473 000 personnes ont été victimes d’agressions physiques dont 114 500 mineures (24 %), soit une augmentation de 5 %. Après avoir connu un arrêt en 2024, ce nombre s’est à nouveau élargi « à un rythme proche de l’augmentation annuelle moyenne depuis 2016 (+6 %) ». Concernant les violences sexuelles, le chiffre des victimes s’établit à 132 300 personnes, dont plus de la moitié (58 %) sont mineures.
Entre 2016 et 2025, l’augmentation annuelle moyenne des violences sexuelles a atteint 11 %. Le document souligne que cette tendance s’inscrit dans un contexte de « libération des témoignages » et d’amélioration des conditions d’accueil par les services de police. Les victimes restent majoritairement des femmes (85 %), indépendamment de leur âge ou du cadre familial.
Un facteur clé de cette hausse est la croissance des révélations de faits anciens, notamment pour les mineures et les violences conjugales. Dans le détail, 39 % des victimes subissent des agressions sexuelles, 38 % des tentatives de viols ou de viols, tandis que 10 % font l’objet d’exploitations sexuelles. Les violences physiques, en revanche, sont principalement liées aux relations familiales (51 %), majoritairement conjonctuelles.
La progression est particulièrement marquée pour les mineurs (+10 % contre +4 % pour les adultes). Lorsque les agressions se produisent dans le cadre familial, 73 % des victimes sont des femmes et 69 % des hommes en situation extrafamiliale. Les auteurs de ces actes restent majoritairement des hommes (80 % pour les violences physiques et 95 % pour les sexuelles). Ces données mettent en lumière l’urgence de renforcer les dispositifs de prévention et d’appui pour les victimes, dans un contexte où la violence reste un enjeu critique pour la société française.