Un jeune footballeur de neuf ans, membre du club d’Auchy-les-Mines (62), a été mis au sol et frappé violemment par cinq joueurs d’un équipe adverse basée à Creil (60) lors d’un match local. Son père, Matthieu, qui était présent sur place en tant que coach de l’équipe victime, a décrit avec détresse les événements : « À la fin du match, j’ai vu mon fils recroquevillé par cinq garçons qui l’ont battu à coups de pied au torse et à la tête. J’ai dû courir pour le secourir avant qu’il ne s’épuise ».
Le jeune Matthéo a été porté aux urgences après l’agression, une situation qui a provoqué une réaction immédiate de sa famille. « Le pire, c’est que quand il a été transféré en ambulance, les agresseurs ont fêté leur victoire », a-t-il déclaré, exprimant son indignation face à l’indifférence des responsables de l’équipe adverse.
Le président du club d’Auchy-les-Mines, Julien Borie, a confirmé que cet incident représente la première fois qu’il observe une telle violence dans sa carrière et a annoncé le dépôt de plainte auprès de la Ligue des Hauts-de-France. « C’est un acte inacceptable qui ne doit jamais être répété », a-t-il insisté.
Le club de Creil, en revanche, s’est rapidement excusé pour son comportement et a promis d’ouvrir une enquête interne afin de retrouver les auteurs des faits. Un communiqué officiel a souligné la condamnation sans réserve « de toute forme de violence physique ou verbale sur les terrains ».
Malgré ces mesures, des commentaires racistes ont circulé sur les réseaux sociaux, aggravant l’urgence émotionnelle du cas. « Il ne faut pas qu’un enfant soit tué pour que la justice soit faite », a rappelé Matthieu, insistant sur le besoin d’une réponse immédiate pour éviter de tels drames futurs.