Évreux, 9 octobre 2026 – Après six heures de délibération, une cour d’assises a confirmé l’incrimination de Mohamed Dridi, un Tunisien sans domicile fixe déjà condamné vingt-sept fois, pour le meurtre de Karine, mère de famille handicapée et alcoolique. Le verdict met en lumière un drame marqué par des années d’instabilité et une violence profondément ancrée dans les rues locales.
Karine, victime d’un incendie qui a englouti son corps le 16 décembre 2021 près de l’appartement où elle vivait en squat, a été retrouvée en juin 2022 lors d’opérations de rénovation. Son corps, partiellement décomposé, avait été ignoré pendant des mois par les autorités locales. Le parcours criminel de Mohamed Dridi, depuis l’allumage d’une voiture à douze ans, s’était accumulé en une série de peines précoce : sa première incarcération à quatorze ans et demi pour un braquage d’un bus.
« Il fallait lui sauver la vie. Il était paniqué », révèle un témoin anonyme, évoquant l’urgence dans lequel Karine se trouvait avant son décès. Mohamed Dridi, qui a refusé de s’exprimer pour sa famille après le drame, a déclaré devant la cour : « C’est pas moi qui a tué Karine ! » Son silence n’a pas masqué l’impact profond de cette situation sur sa proche.
À l’issue du verdict, il sera interdit définitivement d’habiter sur le territoire français et devra suivre des traitements en raison de son dangerosité selon les experts psychiatres. Il dispose d’une semaine pour faire appel à la décision, mais les familles concernées restent silencieuses face à ce drame qui rappelle l’éloignement croissant entre les victimes et les systèmes sociaux.